Les incertitudes économiques ont pesé sur le vote
Dans un contexte de faible participation, 34 députés ont voté en faveur du maintien de l’échéance de 2040, majoritairement issus du Rassemblement national, tandis que 30 se sont prononcés contre, notamment des élus Renaissance, écologistes et de la France insoumise. Le gouvernement souhaitait pourtant aligner la réglementation française sur le droit européen, qui impose cette interdiction en vertu du principe de primauté des lois de l’UE.
Pour le député RN Matthias Renault, cette mesure ne tient pas compte des difficultés financières des Français : « Pour les ménages les plus modestes, l'achat d'une voiture électrique représente un coût qui est assez inabordable. » Un argument partagé par d’autres parlementaires, qui estiment que l’industrie automobile n’est pas encore prête à effectuer cette transition.
Danielle Brulebois, députée macroniste, s’est également opposée à cette anticipation de la date d'interdiction, s’appuyant sur la « clause de revoyure » prévue en 2026 à Bruxelles. Elle estime qu'il est prématuré de modifier la législation française alors que des discussions sont toujours en cours au niveau européen.
Pour le député RN Matthias Renault, cette mesure ne tient pas compte des difficultés financières des Français : « Pour les ménages les plus modestes, l'achat d'une voiture électrique représente un coût qui est assez inabordable. » Un argument partagé par d’autres parlementaires, qui estiment que l’industrie automobile n’est pas encore prête à effectuer cette transition.
Danielle Brulebois, députée macroniste, s’est également opposée à cette anticipation de la date d'interdiction, s’appuyant sur la « clause de revoyure » prévue en 2026 à Bruxelles. Elle estime qu'il est prématuré de modifier la législation française alors que des discussions sont toujours en cours au niveau européen.
Pression des constructeurs automobiles
Face à l’opposition des députés, le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, a rappelé que l’objectif de 2035 a déjà engagé toute la filière automobile. Selon lui, les constructeurs ne demandent pas une remise en cause de cette date, mais davantage de souplesse, notamment en ce qui concerne les amendes liées au non-respect des objectifs de réduction des émissions de CO₂ prévus pour 2025.
La Commission européenne semble disposée à accéder à ces demandes. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a annoncé qu'un plan d'action serait présenté début mars pour accompagner l'industrie automobile dans cette transition. Ce programme pourrait inclure des ajustements sur les sanctions financières visant les constructeurs qui ne respecteraient pas les objectifs intermédiaires.
Cette flexibilité est notamment réclamée par la France, l'Italie et l'Allemagne, alors que le secteur automobile européen doit affronter la concurrence accrue des constructeurs chinois. Dans ce contexte, les ventes de véhicules électriques stagnent, mettant sous pression les entreprises du secteur. Certaines usines, comme celle d’Audi à Bruxelles, prévoient d’ailleurs d’arrêter leur production en raison de la baisse de la demande et des coûts élevés.
Loin d’être enterré, le calendrier de sortie du thermique en Europe pourrait donc faire l'objet d'ajustements dans les mois à venir. En France, le débat sur la transition automobile reste plus que jamais ouvert.
La Commission européenne semble disposée à accéder à ces demandes. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a annoncé qu'un plan d'action serait présenté début mars pour accompagner l'industrie automobile dans cette transition. Ce programme pourrait inclure des ajustements sur les sanctions financières visant les constructeurs qui ne respecteraient pas les objectifs intermédiaires.
Cette flexibilité est notamment réclamée par la France, l'Italie et l'Allemagne, alors que le secteur automobile européen doit affronter la concurrence accrue des constructeurs chinois. Dans ce contexte, les ventes de véhicules électriques stagnent, mettant sous pression les entreprises du secteur. Certaines usines, comme celle d’Audi à Bruxelles, prévoient d’ailleurs d’arrêter leur production en raison de la baisse de la demande et des coûts élevés.
Loin d’être enterré, le calendrier de sortie du thermique en Europe pourrait donc faire l'objet d'ajustements dans les mois à venir. En France, le débat sur la transition automobile reste plus que jamais ouvert.