En France on travaille moins, beaucoup moins que chez nos voisins
La quantité de travail en France, mesurée en nombre d'heures travaillées par personne en âge de travailler (15 à 74 ans), est parmi les plus basses en Europe. Avec une moyenne de 948 heures par an, la France se situe en dessous des 1.006 heures de la moyenne européenne, et bien derrière des pays comme la Suède ou l'Allemagne, qui dépassent les 1.035 heures par an. Ce déficit reflète une sous-utilisation de la main-d'œuvre disponible, limitant ainsi la production de richesse nationale, alerte le think-tank Rexecode dans une nouvelle étude. En outre, la part des personnes en âge de travailler dans la population totale est inférieure à la moyenne européenne, aggravant encore ce retard.
Par ailleurs, lorsque l'on prend en compte le nombre d’heures travaillées par habitant, la France se retrouve dans une position encore plus défavorable. Avec seulement 673 heures par an, elle se situe juste devant la Belgique, mais loin derrière des pays comme l'Allemagne (776 heures) ou la Suède (748 heures). Pour rattraper son retard, la France devrait adopter des réformes structurelles, notamment en matière de politique de l’emploi et de fiscalité.
Par ailleurs, lorsque l'on prend en compte le nombre d’heures travaillées par habitant, la France se retrouve dans une position encore plus défavorable. Avec seulement 673 heures par an, elle se situe juste devant la Belgique, mais loin derrière des pays comme l'Allemagne (776 heures) ou la Suède (748 heures). Pour rattraper son retard, la France devrait adopter des réformes structurelles, notamment en matière de politique de l’emploi et de fiscalité.
Allègement des cotisations et investissements dans le capital physique et la recherche
Pour augmenter la quantité de travail, plusieurs leviers peuvent être envisagés. Il y a tout d’abord l'allègement des cotisations sociales sur le travail, un mécanisme utilisé depuis plus de 30 ans pour inciter à la création d'emplois, notamment pour les travailleurs peu qualifiés. Toutefois, ces mesures ont un coût élevé pour les finances publiques, car elles bénéficient à tous les emplois, y compris ceux qui auraient été créés sans ces incitations. En outre, la forte progressivité des prélèvements sur le travail freine parfois la progression salariale et l'accumulation de capital humain, réduisant ainsi la productivité globale.
D’autres pistes incluent le renforcement des investissements dans le capital physique et la recherche, ou encore le recul de l'âge de départ à la retraite. Selon les projections de l'INSEE, l'augmentation de l'âge de départ à la retraite pourrait permettre la création de 1 million d'emplois supplémentaires d’ici 2030. Cependant, l’efficacité de ces mesures dépendra de leur capacité à stimuler non seulement l'offre de travail, mais aussi à maintenir un niveau de productivité élevé, essentiel pour garantir la viabilité économique à long terme de ces réformes.
D’autres pistes incluent le renforcement des investissements dans le capital physique et la recherche, ou encore le recul de l'âge de départ à la retraite. Selon les projections de l'INSEE, l'augmentation de l'âge de départ à la retraite pourrait permettre la création de 1 million d'emplois supplémentaires d’ici 2030. Cependant, l’efficacité de ces mesures dépendra de leur capacité à stimuler non seulement l'offre de travail, mais aussi à maintenir un niveau de productivité élevé, essentiel pour garantir la viabilité économique à long terme de ces réformes.