À fin 2024, la France affiche toujours un solde commercial déficitaire
En 2024, la compétitivité de la France présente un tableau contrasté, constate le think-tank Rexecode dans son bilan 2024 sur la compétitivité française. D’un côté, le solde des échanges de services a connu une forte amélioration, atteignant près de 50 milliards d’euros, soit plus du double de son niveau pré-Covid. Cet excédent s'explique par la hausse des échanges de services financiers et de services aux entreprises, qui a permis de contrebalancer le déficit global des échanges. En effet, bien que réduit de 19 milliards d’euros entre 2023 et 2024, le déficit des échanges de biens reste préoccupant, encore un tiers plus élevé qu’en 2019. L’alourdissement de la facture énergétique et la dégradation des échanges de biens manufacturés, notamment les matériels de transport, ont pesé sur ce solde.
D’autre part, le ralentissement de la demande privée, notamment de l’investissement des ménages et des entreprises, ainsi que la faible consommation de biens des ménages, ont contribué à la baisse des importations. Ce phénomène a permis de réduire quelque peu le déficit commercial. Cependant, par rapport aux autres grandes économies européennes, la France affiche toujours un solde déficitaire, alors que la zone euro dans son ensemble présente un excédent commercial d’environ 4,5% du PIB.
D’autre part, le ralentissement de la demande privée, notamment de l’investissement des ménages et des entreprises, ainsi que la faible consommation de biens des ménages, ont contribué à la baisse des importations. Ce phénomène a permis de réduire quelque peu le déficit commercial. Cependant, par rapport aux autres grandes économies européennes, la France affiche toujours un solde déficitaire, alors que la zone euro dans son ensemble présente un excédent commercial d’environ 4,5% du PIB.
Une moindre dépendance aux importations, mais des exportations plombées par leurs prix élevés
Le deuxième constat que font les économistes de Rexecode porte sur une rotation vers une production plus domestique et une moindre dépendance aux importations. Bien que la part de la France dans les exportations de la zone euro se soit stabilisée à environ 13%, légèrement en dessous de son niveau pré-Covid, cela n’a ni freiné ni accéléré la croissance économique française. La part des importations dans le PIB a quant à elle légèrement diminué depuis 2019, inversant la tendance haussière des dernières décennies. Cette évolution reflète un ralentissement marqué des importations depuis 2022.
Cependant, cette amélioration ne doit pas masquer les fragilités de la compétitivité française, notamment sur le marché international. La France continue de perdre en compétitivité prix à l'exportation pour les produits manufacturés. La baisse des coûts de production, liée à la réduction de la fiscalité, n’a pas suffi à redresser la situation. De plus, les récents indicateurs d’attractivité montrent un tassement préoccupant. Les mesures fiscales annoncées dans la loi de finances pour 2025, comme la suspension de la baisse de la CVAE et la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourraient compromettre les acquis récents en matière de réindustrialisation, en renforçant une pression fiscale déjà supérieure à celle des autres pays de la zone euro.
Cependant, cette amélioration ne doit pas masquer les fragilités de la compétitivité française, notamment sur le marché international. La France continue de perdre en compétitivité prix à l'exportation pour les produits manufacturés. La baisse des coûts de production, liée à la réduction de la fiscalité, n’a pas suffi à redresser la situation. De plus, les récents indicateurs d’attractivité montrent un tassement préoccupant. Les mesures fiscales annoncées dans la loi de finances pour 2025, comme la suspension de la baisse de la CVAE et la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourraient compromettre les acquis récents en matière de réindustrialisation, en renforçant une pression fiscale déjà supérieure à celle des autres pays de la zone euro.