Immatriculations : un mois de mars plombé par la fiscalité et l’attentisme
153.842 véhicules particuliers ont été immatriculés en mars 2025, un chiffre en chute de 14,54% par rapport à mars 2024, selon la Plateforme automobile (PFA) et AAA Data. Ce retour au niveau de mars 2022 n’a rien d’anodin : il intervient malgré une stabilisation économique globale, mais en pleine mutation réglementaire.
Luc Chatel, président de la PFA, ne mâche pas ses mots : « C’est très préoccupant ». À ses yeux, la chute est directement liée aux décisions fiscales du gouvernement. Depuis le 1er mars 2025, un nouveau barème de malus frappe la quasi-totalité des modèles thermiques, tandis que les aides à l’achat de véhicules électriques ont été rabotées. Résultat : « Les consommateurs sont attentistes », a-t-il martelé sur Radio Classique.
Les conséquences sont directes : en un mois, le marché s’est effondré au lieu de se redresser comme les professionnels l’espéraient. Et l’effet domino pourrait être brutal, avec des incertitudes grandissantes autour des droits de douane imposés par les États-Unis. Ces taxes de 25% sur les véhicules non produits localement concernent 7,3 millions d’unités, soit 8% du marché mondial, selon Bank of America.
Luc Chatel, président de la PFA, ne mâche pas ses mots : « C’est très préoccupant ». À ses yeux, la chute est directement liée aux décisions fiscales du gouvernement. Depuis le 1er mars 2025, un nouveau barème de malus frappe la quasi-totalité des modèles thermiques, tandis que les aides à l’achat de véhicules électriques ont été rabotées. Résultat : « Les consommateurs sont attentistes », a-t-il martelé sur Radio Classique.
Les conséquences sont directes : en un mois, le marché s’est effondré au lieu de se redresser comme les professionnels l’espéraient. Et l’effet domino pourrait être brutal, avec des incertitudes grandissantes autour des droits de douane imposés par les États-Unis. Ces taxes de 25% sur les véhicules non produits localement concernent 7,3 millions d’unités, soit 8% du marché mondial, selon Bank of America.
Les constructeurs à la peine : Tesla s’effondre, Renault résiste, MG inverse sa stratégie
La tempête ne frappe pas tout le monde avec la même violence. Tesla encaisse le coup le plus rude avec une baisse de 36,8% en mars 2025, et 41% depuis janvier 2025. La marque d’Elon Musk a écoulé 6.693 véhicules en trois mois, loin de ses ambitions. Certains analystes pointent un double effet : modernisation de la gamme mais aussi image négative de son patron, désormais un actif aussi volatil que ses actions.
Stellantis, premier groupe automobile en France, recule de 17%. Renault-Dacia, plus agile, limite la casse avec un repli symbolique de 0,99%. Mieux encore : Renault conserve 19,11% de parts de marché, devançant Peugeot (15,4%) et Dacia (8,64%). Volkswagen chute de 4,8%, notamment à cause de Seat, tandis que Toyota ferme la marche avec 6,32%.
Le cas MG intrigue : l’électrique, qui représentait 92% de ses ventes en mars 2024, ne pèse plus que 11% aujourd’hui. L’hybride a repris le pouvoir avec 89% des immatriculations. Une volte-face révélatrice d’un marché désorienté.
Stellantis, premier groupe automobile en France, recule de 17%. Renault-Dacia, plus agile, limite la casse avec un repli symbolique de 0,99%. Mieux encore : Renault conserve 19,11% de parts de marché, devançant Peugeot (15,4%) et Dacia (8,64%). Volkswagen chute de 4,8%, notamment à cause de Seat, tandis que Toyota ferme la marche avec 6,32%.
Le cas MG intrigue : l’électrique, qui représentait 92% de ses ventes en mars 2024, ne pèse plus que 11% aujourd’hui. L’hybride a repris le pouvoir avec 89% des immatriculations. Une volte-face révélatrice d’un marché désorienté.
Immatriculations : une tendance structurelle inquiétante et des commandes en berne
Ce que confirme AAA Data est glaçant : mars 2025 n’est pas un accident isolé. « Mars 2025 n’est pas perturbé par un effet de base », explique Julien Billon, directeur général du cabinet, ajoutant que les volumes de 2024 étaient déjà dans la moyenne post-Covid (180.000 véhicules).
Le recul est donc structurel. Pire encore : février 2025 marque le septième mois consécutif de baisse des commandes, avec un effondrement de 12,4% et un plus bas historique à 150.000 véhicules commandés, d’après le CCFA et la CSIAM. Le marché est donc non seulement atone mais aussi dépourvu de visibilité pour les mois à venir.
Le recul est donc structurel. Pire encore : février 2025 marque le septième mois consécutif de baisse des commandes, avec un effondrement de 12,4% et un plus bas historique à 150.000 véhicules commandés, d’après le CCFA et la CSIAM. Le marché est donc non seulement atone mais aussi dépourvu de visibilité pour les mois à venir.
Les voitures électriques résistent dans les flottes… mais peinent en solo
Malgré la morosité générale, un bastion tient encore : l’électrification des flottes d’entreprise. Les véhicules 100% électriques atteignent 24% des mises en circulation dans ce segment, un record. En revanche, sur le marché global, la part de l’électrique stagne à 19%, preuve que les particuliers hésitent de plus en plus à investir.
La dynamique des flottes pousse malgré tout vers une nouvelle donne énergétique. AAA Data envisage que les mises en circulation de véhicules électriques dépasseront bientôt celles des moteurs essence, un basculement symbolique autant que stratégique.
En un mot, mars 2025 restera comme un mois charnière, où les chiffres ont brutalement rappelé que les équilibres sont fragiles. Entre fiscalité dissuasive, tensions internationales, perte de confiance et mutations énergétiques, le marché français n’avance plus, il vacille. Le pire ? Cette chute pourrait bien n’être qu’un prélude si les commandes continuent de dévisser.
La dynamique des flottes pousse malgré tout vers une nouvelle donne énergétique. AAA Data envisage que les mises en circulation de véhicules électriques dépasseront bientôt celles des moteurs essence, un basculement symbolique autant que stratégique.
En un mot, mars 2025 restera comme un mois charnière, où les chiffres ont brutalement rappelé que les équilibres sont fragiles. Entre fiscalité dissuasive, tensions internationales, perte de confiance et mutations énergétiques, le marché français n’avance plus, il vacille. Le pire ? Cette chute pourrait bien n’être qu’un prélude si les commandes continuent de dévisser.